Rechercher, identifier et évaluer des fournisseurs susceptibles de répondre aux besoins de l’entreprise est primordial.

L’étape à ne surtout pas louper !

Vous commencez à me connaître, l’étape du sourcing est forcement, pour moi, un véritable travail de fond. Le tout dans l’objectif d’intégrer dans mon cycle de production des matières innovantes, bios, recyclées ou upcyclées pour des produits durables et responsables. Le sourcing éthique est un facteur de différenciation important d’Odyssée.

Pour créer des vêtements et donner vie à un design, j’ai besoin de tissu. Du choix de celui-ci dépendra la durée de vie du vêtement, son touché, son tombé, etc. Bien le sourcer s’avère fondamental.

Échantillons, questions, tests.

Avant même de commencer à travailler un prototype, il faut voir et toucher la matière, savoir comment elle vit et réagit à la couture, au lavage, à l’usure.

Lors de la réception d’échantillons, il faut être attentif aux détails, noter les points à clarifier avec le fournisseur, poser toutes les questions nécessaires pour s’assurer du bon déroulé de la production :

01.Largeur du tissu

La largeur d’un tissu (le laize) n’est pas standard et cela fait une vraie différence. On peut, selon sa largeur, acheter moins de tissu et donc faire des économies sur le coût de revient du vêtement. Le prix d’un tissu étant toujours basé sur la longueur et non sa largeur. Il faut toujours vérifier et faire ses petits calculs.

02.Quantité minimale de commande

La quasi totalité des fournisseurs exige un minimum de quantité pour optimiser au maximum leurs productions et s’assurer que le coût total de celles-ci sera couvert, bénéfice compris. Ce qui peut être un vrai problème pour une petite entreprise comme la mienne. Surtout dans ma démarche de créer des quantités limitées. Là encore, il faut comparer et parfois même négocier avec les fournisseurs.

03.Délai de livraison

Très important. J’ai tout de même un calendrier à tenir! 😀

Deux à trois capsules par an, c’est l’objectif. Plutôt raisonnable quand on voit la cadence un peu folle que préfère prendre l’industrie textile aujourd’hui.

Il n’empêche que ça se prépare et pour ça, il faut déterminer à quelle date je recevrai la matière première pour savoir quand pourra démarrer la confection du vêtement, pour ensuite le tester, l’approuver, le shooter, et enfin vous le proposer.

Et oui, il s’en passe des choses avant que vous ne voyez les pièces Odyssée portées par nos beaux modèles.

04.Stocks fournisseurs

Imaginez que je commande de quoi faire mes prototypes et qu’entre la phase d’essai, pouvant être plus ou moins longue, et celle de la production finale, notre fournisseur nous annonce qu’il n’a plus la référence du tissu en stock.

C’est le drame. Une perte de temps et d’argent. 

Parfois, lancer une nouvelle production peut se faire mais il arrive aussi que cette référence soit retirée à jamais du catalogue du fournisseur. 

Je dois donc être vigilant sur les stocks fournisseurs avant de prévoir quoi que ce soit. 

05.Prix

La base.

Les petites quantités de matériaux sont généralement plus chères. Et moi (pour mettre un peu de piment à tout ça), j’ai décidé de ne produire qu’en petite quantité. Il me faut déterminer si le fournisseur que j’ai choisi ne va pas me faire exploser mon budget.

Ce qui sera bon ni pour vous, ni pour moi.

Ça parait évident, mais il faut le rappeler.

06.Eco-conçu, durable et social

C’est sur ces points que je porte une attention particulière.

Si je peux faire des concessions sur les points précédents, là je serai intransigeant.

C’est avec une matière première, naturelle ou recyclée, produite et transformée dans le respect des règles environnementales que la marque fera toute la différence.

Une des notions essentielles est aussi celle de la durabilité.

Avant même de parler de l’assemblage, un vêtement résistant l’est grâce à sa matière première. La manière dont son textile est tissé, l’entrecroisement de ses fils, leurs longueurs, les méthodes de teinture utilisées feront du vêtement un produit solide que l’on chérira pendant longtemps et qu’on aura moins envie de remplacer.

On consomme ainsi moins, mais mieux.

Mon choix dépendra aussi d’enjeux sociaux et sociétaux.

Il est de mon devoir de savoir ce qu’il se passe à chaque étape de la conception de mes produits. 

Tous ces points ne pouvant êtres assurés par des fournisseurs locaux, je me suis tourné vers des entreprises métropolitaines et européennes.

Niveau empreinte carbone, il y a encore un peu de chemin à faire.

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Inside my D.N.A.

Tous ces points d’attention font l’ADN de la marque.

Vous n’imaginez pas mon désarroi quand, face à l’urgence sanitaire que l’on connaît, il a fallu agir et concevoir des masques grand public avec la matière première que nous avions sur place. Le suivi habituel n’a pas pu se faire dans des conditions normales. Le temps était compté et il semblait être risqué de faire venir du tissu. Sur le moment, c’est ce qu’il y avait de mieux à faire, j’en reste persuadé. Aujourd’hui, on a un certain recul sur la situation. Suffisamment en tout cas pour que l’on se pose les bonnes questions.

On a mis le pansement sur le bobo, maintenant il faudrait désinfecter et cicatriser tout ça.

Masques certifiés et BIO!

J’ai beaucoup parlé des fournisseurs dans cet article. C’est normal, ils sont une part même de la marque. En eux, je place ma confiance. Ils sont en tout début de la chaîne de conception des projets que je lance.

Au fil de mes recherches, j’ai trouvé des fournisseurs qui, comme moi, se posaient les questions sur ce qui fera la mode de demain. Et l’un d’entre eux a soulevé un point sur les masques grand public. 

« Pourquoi les organismes qui s’occupent de les certifier accordent autant de crédit aux matières synthétiques? »

Le tissu biologique, sans microparticules de plastique qui s’en échappent à chaque lavage, sans teinture chimique à métaux lourds, peut pourtant nous protéger. On le sait maintenant. Notre fournisseur a passé les tests haut la main.

J’ai diminué la production de masques depuis quelques mois pour plusieurs raisons : les obligations de certification instaurées par le gouvernement, les prochaines capsules Odyssée qui restent l’essentiel de l’activité, mais aussi l’envie de reprendre mes bonnes vieilles habitudes.

Celles de travailler des matières dont je suis fier.

Le récent décret rendant obligatoire le port du masque en lieu clos nous prouve qu’on ne va pas voir les masques disparaître de notre quotidien de sitôt. En plus d’être certifiés, il faudrait maintenant, selon moi, pouvoir s’assurer que les masques que l’on porte soient bios et surtout sains sur le long terme.

C’est pour ça que j’ai pris mon temps afin de sourcé le tissu idéal, certifié par la DGA ET bio!

J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie des nouveaux masques Odyssée!

Afnor

Bio, agréable, solide et protecteur.

Ces nouveaux masques sont composés de trois couches de baptiste 100g/m² en coton bio GOTS.

Résultat du test perméabilité à l’air: OK (103)

Test porté 4 h: OK

Test filtration: OK UNS 2 avant lavage. Filtration de 86% des particules de 3 microns & 69% des particules de 1 micron (rapport DGA n°RP/20-3147)

En cours pour le test après 10 lavages.

Ils sont disponibles à l’unité ou par lot. ICI ! 

Concevoir de manière responsable et transparente.

Vous proposer le meilleur, cette fois encore.

N’oubliez pas de nous laisser votre avis en commentaire. Partagez cet article à vos proches. A bientôt.

 

Frédérick.

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